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Il s'agit du deuxième massacre en moins d'une semaine. Lundi dernier, dix-neuf villageois avaient été tués à Ouled Djilali-Benyahia, à 200 kilomètres à l'ouest d'Alger. Depuis le début du mois, le nombre des victimes d'actions de terreur, régulièrement attribuées aux groupes islamistes armés par les forces de sécurité, s'élève à environ cent vingt personnes. Cette nette reprise des attentats ravive la crainte d'une recrudescence de la violence, à trois semaines du ramadan, une période généralement marquée en Algérie par une intensification des massacres.
Minimisant cette vague d'attentats qu'il a qualifiés d'«épiphénomènes», le président Abdelaziz Bouteflika a affirmé vendredi qu'il serait «impitoyable» à l'égard de ceux qui resteraient dans les maquis, passé le 13 janvier.
La loi sur «la concorde civile», promulguée le 13 juillet, accorde pendant six mois une amnistie aux islamistes armés qui ne seraient pas impliqués dans des crimes de sang, des viols ou des attentats à l'explosif. Depuis la promulgation de cette loi, un demi-millier de personnes sont mortes au cours de violences. En revanche, les autorités affirment que, au cours de la même période, près d'un millier d'islamistes armés se sont rendus pour bénéficier de la loi sur la concorde civile.
(avec AFP) |