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RD Congo: Amnesty international dénonce la répression
Lundi 10 Janvier 2000 - 10h30 heure de Paris
LAUSANNE (AFP) - Amnesty international a dénoncé, lundi, "une violente campagne de répression" en République démocratique du Congo (RDC) contre des opposants politiques, des journalistes, des défenseurs des droits de l'Homme et des militants syndicaux."Toute forme de dissension, qu'elle soit réelle ou supposée, est sévèrement réprimée par les forces de sécurité", estime la section suisse, basée à Lausanne, de l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué rendant compte d'un rapport sur cette question. Celui-ci s'appuie notamment sur la visite qu'a effectuée en août une équipe d'Amnesty en RDC. "La plupart des violations des droits humains perpétrés par les forces de sécurité, note Amnesty, ont lieu dans des régions très éloignées des zones de conflit". Depuis août 1998, les troupes restées fidèles au président de la RDC Laurent-Désiré Kabila, sont aux prises avec des troupes dissidentes bénéficiant du soutien de celles du Burundi, du Rwanda et de l'Ouganda. "La plupart des détracteurs présumés du gouvernement sont détenus sans inculpation ni jugement", souligne le rapport. "Certains sont cependant traduits en justice et condamnés à de lourdes peines d'emprisonnement, souvent par la Cour d'ordre militaire, un tribunal d'exception", ajoute Amnesty. Parmi les journalistes victimes de cette répression figure le directeur du journal l'Alarme, Clovis Kadda, arrêté le 22 septembre, battu et fouetté. Des responsables de partis politiques d'opposition comme Stéphane Ibanga et Mutua Ngwefa ont été arrêtés en mai 1999 à Kinshasa, puis relâchés quinze jours plus tard après avoir également été battus, selon Amnesty international.
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