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  Algérie: vingt personnes assassinées au sud d'Alger
Lundi 28 Février 2000 - 15h32 heure de Paris

ALGER (AFP) - Vingt personnes ont été assassinées dans la nuit de dimanche à lundi à Brézina, dans la région d'El Bayadh (400 km au sud-ouest d'Alger), ont indiqué lundi les services algériens de sécurité.

Contrairement à leur habitude, les services de sécurité n'ont pas précisé s'il s'agissait d'une attaque de "terroristes", terme désignant les islamistes armés.

Cette source a précisé que les victimes étaient des éleveurs et qu'elles avaient été tuées au lieu-dit El-Hrief Oum El-Echiem, dans cette région des Hauts plateaux, terrain de prédilection du pastoralisme. "Une vaste opération de recherche a aussitôt été déclenchée par les forces de sécurité pour retrouver les auteurs de cet acte ignoble", ont ajouté les services de sécurité.

C'est la première attaque annoncée de source officielle depuis plusieurs semaines, alors que la presse privée algérienne a rapporté quotidiennement des attentats et des massacres qu'elle a imputé aux islamistes armés hostiles à la loi sur la concorde civile.

Cette loi, promulguée le 13 juillet 1999 et applicable jusqu'au 13 janvier dernier, prévoyait une amnistie totale ou partielle des islamistes non coupables de crimes de sang, de viols et qui n'ont pas déposé de bombes dans des lieux publics.

Depuis cette date, plus de 300 personnes, dont une centaine d'islamistes armés, ont été tués, selon un décompte établi à partir de bilans de presse.

Au moins vingt personnes ont été tuées depuis jeudi 24 février en Algérie, dans différents attentats, selon la presse qui a également rapporté plusieurs massacres non confirmés ou infirmés par les autorités.

Les chefs de l'Armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, et de la Ligue islamique pour la daâwa et le djihad (LIDD), Ali Benhadjar, en trêve depuis octobre 1997, ont dissous leur organisation, après que tous leurs combattants, environ 3.000 hommes, eurent rejoint leurs foyers.

En revanche, le Groupe islamique armé (GIA), auquel sont attribués la plupart des attentats, rejette la concorde civile, tandis que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d'Hassan Hattab, serait en train de négocier sa reddition, selon la presse.


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